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Le gouvernement veut booster le paiement mobile

24 juillet 2020 Le 360

Deux ans après le lancement effectif du paiement mobile au Maroc, les autorités sont décidées à booster le paiement mobile

Les autorités sont décidées à booster le paiement mobile, nous apprend Aujourd’hui Le Maroc dans sa livraison du jour, soulignant que le gouvernement mais également Bank Al-Maghrib se mobilisent pour accélérer l’adoption du nouveau mode de paiement au Maroc.

Force est de noter que les Marocains ont encore du mal à s’approprier ce nouveau mode de paiement. D’ailleurs, les statistiques montrent qu’à peine un million de «wallets» ou portefeuilles électroniques ont été créés depuis le lancement effectif de ce projet il y a plus de deux années.

Il va sans dire que même si ce niveau est plutôt correct, le potentiel y est et le Maroc peut faire beaucoup mieux. «Un million  de wallets rapporté à la population équipée en téléphones portables constitue une performance beaucoup trop modeste. D’autres pays sur le continent, notamment en Afrique subsaharienne, font nettement mieux. Pour certains responsables, le pays a raté une occasion en or de doper ce dispositif», écrit le journal.

Le journal explique qu’au cours des débats sur le lancement des aides directes au profit des ménages les plus touchés par les répercussions économiques de la pandémie Covid 19 et de la proclamation de l’état d’urgence sanitaire, l’idée était dans un premier temps de distribuer les aides financières directes pour les travailleurs du secteur informel via les smartphones. Mais le gouvernement, via le Comité de veille économique (CVE), n’a plus tenu compte de cette option, et a préféré une distribution de ces aides via les GAB (guichets automatiques bancaires) ou les franchises de transfert d’argent pour les ménages de l’informel.

«Selon les connaisseurs du dossier, l’écosystème pour l’activation de ce dispositif n’est pas encore totalement prêt. De même, de nombreux commerçants sont aujourd’hui réticents à l’idée de s’impliquer davantage dans le paiement mobile pour des raisons techniques mais aussi fiscales», détaille Aujourd’hui Le Maroc, ajoutant aussi que plusieurs acteurs institutionnels et dans le milieu financier reprochent ouvertement au gouvernement le manque d’incitations sur le plan fiscal pour convaincre un plus grand nombre d’acteurs d'adhérer au paiement mobile.

Il faut noter que c’est d’ailleurs la raison pour laquelle le gouvernement a voulu se rattraper, notamment dans le cadre de la loi de Finances rectificative. Le quotidien précise ainsi que cette loi institue un délai de grâce, rappelant que le montant du chiffre d’affaires réalisé par paiement mobile ne sera pas pris en compte pour la détermination de la base imposable de l’IR dû au titre du revenu professionnel par les contribuables pendant 5 exercices.

Soulignons que cette mesure s’appliquera également pour des seuils d’imposition à l’IR selon les régimes susvisés et d’assujettissement à la TVA. Pour Aujourd’hui Le Maroc, ce dispositif est ainsi destiné à stopper l’hémorragie du cash.

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