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Hausse du SMIG: L’accent mis sur la préservation des emplois

23 juillet 2020 Le 360

La CGEM ne veut pas entendre parler, cette année, de hausse du Smig, car une hausse fragiliserait davantage les entreprises dans les circonstances actuelles.

La consigne est claire. Comme l’affirme Chakib Alj, président de la CGEM, dans les colonnes de L’Economiste du 23 juillet, «ce n'est pas le moment d'augmenter le Smig mais de conserver les emplois. Les entreprises sont dans la logique de la préservation de l'emploi». Le journal précise qu’il s’agit d’un dossier sur lequel de nombreuses entreprises attendent une décision. Une décision qui «a tardé alors que les délais sont serrés et que la majorité n'a aucune visibilité». Il faut dire que l'enjeu est important puisqu'«une population importante de salariés déclarés à la CNSS émarge du Smig: près de quatre salariés sur dix».


Le quotidien rappelle que «la demande du report de la revalorisation du Smig pour une année a été présentée il y a quelques semaines aux partenaires sociaux». Justement, certains d’entre eux s’opposent à un report généralisé et proposent de le limiter aux secteurs directement impactés. «Les discussions auraient repris et une décision est attendue incessamment», rapporte le quotidien qui revient sur les raisons de cette hausse de 10% qui était prévue en deux temps: la première tranche de 5% est entrée en vigueur en juillet 2019 et la seconde était prévue pour ce mois de juillet 2020. «Sauf que la conjoncture n'est pas propice à cette revalorisation. Elle est marquée par la baisse de la commande adressée aux entreprises, le recul de la consommation… La situation est telle que plusieurs entreprises la juge dénuée de sens», souligne L’Economiste.


Le journal dresse un bilan peu reluisant par rapport à la situation à fin mai, avec un retrait des importations et des exportations de 16,9% et 20,1% respectivement. Idem pour le chiffre d'affaires à l'export de l'automobile qui a cédé 39,4%, alors que celui du textile et cuir a plongé de 33,8%.


«L'écosystème tourisme est également au plus mal: l'écrasante majorité des agences de voyage est à l'arrêt, le transport touristique au point mort, les hôtels n'ont pas de clients... Même les recettes voyage ont décroché de 24,2% à fin mai». L’Economiste indique que même les secteurs qui ne sont pas tournés vers l'export ont du mal à reprendre pleinement.

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